Le Musée Pierre-Noël
de Saint-Dié-des-Vosges
Les stèles et le matériel découverts lors des fouilles du Camp de La Bure sont exposés au Musée Pierre-Noël de Saint-Dié. La direction du musée nous a aimablement donné son accord pour prendre des photographies. Nous nous limitons ici à la section archéologique, mais le musée offre bien d’autres collections fort intéressantes : une section consacrée à Jules Ferry (né en 1832 à Saint-Dié), une collection militaire, une collection de Beaux-Arts et d’Arts Décoratifs, des plans et des maquettes de Le Corbusier pour la reconstruction de la ville après la Seconde Guerre Mondiale, et une exposition sur la vie paysanne, la faune et la flore de la région.
La médiathèque Victor Hugo, contiguë au musée, évoque les débuts de la découverte de l’Amérique : en 1507, en effet, un groupe d’humanistes déodatiens imprima trois cartes du monde sur lesquelles le nouveau continent porte pour la première fois le nom d’America.
Dans notre article sur le Camp Celtique de La Bure, un certain nombre des trouvailles du site illustrent les différents chapitres. Nous présentons ici quelques unes des stèles de La Bure qui furent remployées dans le rempart du Bas Empire, mais d’autres aussi, qui proviennent des environs.
Musée Pierre-Noël
Place Georges Trimouille
88 Saint-Dié-des-Vosges
Tél. : 03 29 51 60 35
Internet : http://www.ville-saint-die.fr
Horaires :
d’octobre à fin avril : mardi, jeudi, vendredi et dimanche de 14 à 18h ; mercredi de 10 à 12h et de 14 à 18h.
De mai à fin septembre : mardi à samedi de 10 à 12h et de 14 à 19h ; dimanche de 14 à 19h.
Fermé les lundis et jours fériés
1- Les stèles de La Bure
Stèle funéraire d’un homme et d’une femme

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès rose. IIe s. ap. J.-C.
Les personnages étaient figurés en pied, mais la stèle a été martelée de la poitrine jusqu’aux pieds.

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Stèle funéraire avec les bustes d’un homme et d’une femme

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès rose. IIe s. ap. J.-C.
Le cartouche n’a jamais eu d’inscription.
Haut de stèle figurant un cheval-poisson

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès rose. Début IIIe s. ap. J.-C.
Ce monstre correspond à l’Hermès psychopompe, qui conduit dans l’au-delà les âmes des défunts. Cette représentation est très rare [1].
Stèle maison au nom de Carantia

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès. I-IIe s. ap. J.-C.
Inscription :
DM
CARANTIAII CONTEDDI FILIAII
« Aux dieux mânes de Carantia fille de Contessios ( ?) »
Les D de CONTEDDI sont barrés.
La stèle représente une maison gauloise, avec soubassement de pierres sèches, paille, chaume du toit etc.
Stèle du Forgeron

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès rose. Vers 200 ap. J.-C.
Les outils ressemblent à ceux trouvés à La Bure. La femme tient un flacon de verre.
2- Les stèles trouvées dans la région
Stèle funéraire à 2 personnages

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès rose. Ie ou IIe s. ap. J.-C.
Le cartouche n’a jamais eu d’incription. Une torche allumée est insérée entre les deux personnages.
Stèle funéraire

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès. IIe s. ap. J.-C.
La stèle fut trouvée dans la Meurthe, près du pont de la Voivre. Le personnage tient une bourse dans la main droite.
Stèle

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Grès.
La stèle provient de la forêt d’Housenon, près de Rambervillers.

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Stèle d’Hermès portant Dionysos

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Il ne reste que la jambe gauche. L’enfant Dionysos tient le caducée. Cette stèle s’inspire librement de la statue créée au IVe siècle av. J.-C. par Praxitèle pour le sanctuaire d’Olympie. L’œuvre gallo-romaine de Saint-Dié montre ainsi comment un modèle grec pouvait devenir un poncif, que l’on pouvait reprendre et interpréter.

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Stèle funéraire aux animaux psychopompes

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
La stèle fut vraisemblablement trouvée dans la forêt d’Houdras. Le cartouche n’a jamais eu d’inscription.

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Stèle funéraire à deux personnages

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Seule subsiste la partie inférieure. A gauche, on voit encore la jupe et les pieds d’une femme ; à droite le bas de la tunique d’un homme et ses pieds.
Stèle aux bustes de deux hommes barbus

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
La stèle fut retrouvée aux Rochers de la Haute Pierre, près de Moyenmoutier. Les personnages sont dans des niches. Sur la partie subsistante du cartouche est représentée une ascia, ce qui pourrait indiquer le caractère funéraire de la stèle.
Stèle

- Photo Marc Heilig. Avec l’aimable autorisation du musée Pierre-Nöel de Saint-Dié
Il ne reste que la partie supérieure, avec le visage d’une femme.
[1] On en connaît dans le bassin du Rhin (Osperen, Mayence (2 exemplaires), Metz, Mannheim, Spire (2 exemplaires), Stuttgart) ; dans le bassin de la Seine (Lillebonne, Noyon, Paris, Sens, Auxerre, Ste Colombe) ; en Bretagne (Plénée, Dinan, Jugon) ; dans la région de la Dordogne (Bordeaux (4 exemplaires), Périgueux) ; et quelques autres éparses (Avenches en Suisse, La Petite Guerche dans la vallée du Rhône, Dijon).




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